Prendre votre place dans le voyage

Je prends l’avion dans quelques jours pour un mois à travers les bois et les champs. En automne. Temps de vendanges, temps de fêtes, je vais avoir l’occasion de traverser à pied divers terroirs, de goûter à l’arrière saison, et faire quelques pas en poésie.

Plaisir de vivre. Désir d’en témoigner. Chanter, écrire, parler, lier. Engager mon corps dans l’Aventure : y aller, voir, entendre, sentir, goûter, vibrer, marcher, danser, courir, voler…. chanter comme un oiseau.La parole me permet de vibrer. Entendre une parole, émettre une parole, c’est vibrer. Chaque vibration compte, dans l’harmonie universelle, et je veux y jouer ma part ;-) Je prends la route en art et conscience, accompagnée de celles et ceux qui souhaitent cheminer dans leur création.

C’est à cela que je vous invite avec le Réseau des Chemins. Vivre et témoigner par l’art qui nous appelle à l’exploration

Une rencontre intime avec soi-même

Qu’évoque le mot Voyage en vous ?

Chaque personne a sa propre évocation du mot. Les mots résonnent d’une façon particulière chez chacun/e. Une personne :  ça sonne per : à travers.  Le verbe a un pouvoir créateur absolu. Cela veut dire que chaque mot compte. Il en faut juste assez pour comprendre, pour se faire comprendre, et pour être compris. Lorsque je prends conscience de cela, je choisis mes mots et mes phrases, mes intentions et mes prières. Lorsque j’écris, ou témoigne, j’aspire à cette économie de moyens qui donne à ma parole un caractère sacré.

un instant d'écoute et d'évocation
un instant d’écoute et d’évocation

Le mot voyage évoque en moi les Caraïbes. Une île bleue, des cocotiers, une noix de coco tombée dans la cour du gîte que nous habitons pour 2 nuits, une semaine pascale -1986. El Sùpi, côte nord du Vénézuela.

Le mot voyage évoque en moi l’aéroport de Charles de Gaulle un matin de bonne heure pour rentrer au Québec.

Le  mot voyage évoque en moi… je vous invite à dresser la liste de ce qu’évoque ce mot en vous. Regardez comment des séries s’organisent. Puis, allez faire un tour ;-)

et envoyez moi des cartes postales !

Commencer à écrire / l’auteur intérieur

Les supports d’écriture

Le support d’écriture, c’est ce qui permet de donner forme à l’idée par des mots et des phrases. Le lieu du passage de la pensée à l’écriture : la page. Sur quoi et avec quoi écrivez-vous ? Sur une feuille volante, avec une plume ? Un crayon ?

J’ai souvent rencontré des pannes d’inspiration en m’installant à l’ordinateur pour écrire une chanson, jusqu’à ce que je comprenne que la poésie me demande des écritures successives et une proximité avec mes émotions que les protocoles informatiques découragent.

La chanson, dans mon imaginaire, s’écrit sur un cahier relié et sans ligne. C’est la poétesse en moi qui s’exprime.

La chanson, dans mon imaginaire s'écrit sur un cahier blanc, relié

De même, il m’est ardu d’élaborer un texte théorique avec papier et stylo ; j’ai plutôt besoin d’un écran et des fonctions copier-coller qui m’aident à structurer mon discours, à l’affiner.

Mais souvent, j’ignore même tout de ce que j’ai à coucher sur le papier ; j’ai simplement envie d’écrire.

Le support que vous choisissez oriente votre écriture. On écrit différemment avec un clavier et avec un stylo. On écrit autre chose. Les supports sont des espaces de création à part entière.

Pour ma part, j’utilise principalement 4 supports :

- Le carnet de poche

- Le cahier

- le txt – le document informatique

- le blog

Un carnet de voyage

Le nombre et la qualité des supports peut varier d’une période à une autre et selon des paramètres personnels.

Certains auteurs disent pouvoir écrire seulement sur tel format de carnet, telle qualité de papier, d’autres diversifient leur supports. Et vous ? Quelle relation développez-vous avec la page ?

Demandez-vous quels sont vos supports privilégiés d’écriture :  cahier, feuille volante, papier à ligne ou quadrillé, ordinateur ? Avec quoi aimez-vous écrire : crayon, stylo, plume, clavier ?

Je vous conseille d’en avoir 3 à 4 privilégiés. Au delà, le risque d’éparpillement est plus grand ; en deçà, le mental a encore trop d’emprise et peut limiter ou structurer trop tôt les textes en devenir.

Les postures d’écriture

Il est intéressant de repérer  nos supports d’écriture, car ils nous donnent une foule d’informations sur les postures d’écrivants que nous adoptons, et donc sur l‘imaginaire qui nourrit notre aventure artistique.

Lorsque vous entrez en écriture, prenez quelques secondes pour entendre qui en vous demande la parole. Le poète ? L’enseignant ? Le théoricien ? Le romancier ? Le journaliste ? Ce sont des facettes de votre auteur intérieur. En repérant qui demande à s’exprimer vous en saurez plus sur son support de prédilection. Faites un essai. Vous le validerez de fois en fois.

A présent, entrez dans la peau d’un de vos auteurs intérieurs. Répondez à l’appel le plus pressant, à l’auteur qui se présente avec le plus d’insistance, et prenez son état d’esprit, entrez dans son vêtement, et choisissez le support qui lui convient, à lui.

Commencez à écrire. Soyez tout à fait confiant dans vos capacités à le faire. Votre auteur intérieur sait. Laissez lui pleinement la parole. Donnez lui carte blanche. Il se déploie, exprime avec assurance son univers. Vous l’accompagnez, l’admirez, le respectez. Il écrit.

Après quelques minutes, ce premier auteur aura besoin d’une pause. Accordez-la lui, et laissez reposer ce premier jet. Il est contre-productif d’insister pour finir un texte. La création prend du temps.

Vous pouvez éventuellement inviter un autre de vos auteurs à se manifester et vous emparer d’un autre support.

Cette façon de donner la parole à l’un de vos auteurs intérieurs vous permet de prendre conscience des « personnages » qui vous habitent. Ils sont légitimes et méritent notre intérêt. Accueillir leur présence et leur besoin d’expression est un premier pas vers une plus grande confiance en soi, et en ce que l’on porte comme messages, comme visions. Il est essentiel de développer des liens d’amitié avec ces auteurs intérieurs pour qu’ils se développent. Les reconnaître et leur laisser place, c’est se reconnaître, dans la diversité de ses aspirations. C’est donc s’accompagner dans sa réalisation personnelle et artistique. Quand on débute dans une pratique d’écriture, on a parfois besoin d’être guidé pour trouver son style et son genre littéraire. En rencontrant vos auteurs intérieurs, vous découvrirez des ressources insoupçonnées et des thèmes inépuisables d’inspiration.

Photos : Anne Demortain

 

 

 

 

Commencer à écrire – exercice 1/ le positionnement

On se préoccupe souvent du style d’un texte et de la structure de ses phrases, lorsqu’on s’intéresse à l’écriture.

Je vais ici vous parler d’une façon plus globale d’aborder l’écrit : Le positionnement

Il est déterminant dans la création. Le positionnement que l’on prend pour aborder l’écriture  facilite ou au contraire inhibe notre inspiration.

Je vous livre ici une technique très efficace de positionnement facilitant votre entrée en écriture. Il s’agit d’un exercice de visualisation qui vous permet de vous projeter dans les conditions les plus favorables à la création. Je l’aborde par le biais de l’écriture. Les exercices sont transposables, bien sûr, à d’autres pratiques artistiques.

Créez mentalement votre environnement

Prenez quelques minutes pour faire l’exercice qui suit.

Imaginez-vous écrire. Dans quelle position vous voyez-vous ? Assis à l’ordinateur, à une table de bistrot ?  Dans un train ? Prenez place mentalement dans cet espace. Que voyez-vous ? La lumière est-elle vive  ou tamisée ? Qu’entendez-vous ? L’endroit est-il feutré ? Comment est l’acoustique ? Quelles odeurs sentez-vous ? Fait-il chaud ? Froid ? Doux ?

- dans cet environnement, êtes-vous seul/e ou entouré ?

- Les lieux sont-ils plutôt silencieux ou plutôt bruyant ?

- Êtes-vous à l’intérieur ? À L’extérieur ? Chez vous ? Ailleurs ? Dans un lieu familier ? Étranger ?

Cet environnement d’écriture privilégié est propre à chacun. A vous de découvrir le votre. Certain ont besoin d’un lieu bruyant et animé pour les aider à lâcher tout contrôle, d’autres nécessitent le silence le plus complet pour s’intérioriser. Ressentez ce qui pour vous est le meilleur environnement pour vous imaginer en train d’écrire.

Même si vous ignorez encore tout ce que ce que vous allez écrire, le fait de vous imaginer dans un environnement choisi pour écrire ouvre les portes à votre inspiration. Faites en l’expérience.

Se voir dans les meilleures conditions pour écrire

En vous « installant » dans ce cocon de création, en imaginant être physiquement en position d’écrire, vous vous préparez à le faire vraiment. En fait, vous invitez l’inspiration à se manifester.

Après avoir imaginé votre environnement d’écriture, vous pouvez vous rendre physiquement dans un lieu aux caractéristiques proches de celui que vous avez imaginé.

Descendez, par exemple, au petit café du coin de votre rue, ou au bord de la rivière ; allumez un feu dans votre cheminée, ou installez-vous sur votre lit… Vous pouvez vous aménager un lieu – qui peut être très modeste- dans lequel vous retrouverez les caractéristiques de votre cocon de création : vos meilleurs conditions pour écrire.

Selon l’environnement choisi, ce peut être plus ou moins facile… Si je me vois à une terrasse ensoleillée, au sommet d’une montagne enneigée, alors que je suis à Paris, ce sera un peu compliqué de m’y rendre sur le champ. Il y a des conditions plus facilement réalisables que d’autres.

Aussi il existe une autre possibilité que je vous invite à explorer dès à présent pour vous commencer à écrire, s’il vous est difficile de vous rendre physiquement dans votre cocon de création.

Continuer à imaginer le lieu idéal pour écrire.

Imaginez !

Vous y êtes, vous avez du papier, un stylo, tout ce qu’il vous faut, et vous vous imaginez en train de commencer à écrire. Vous tracez les premiers mots, vous relevez la tête, ressentez profondément ce qui vous anime, vous continuez à écrire. Les phrases s’enchaînent de plus en plus facilement, les lignes s’ajoutent aux lignes, les idées affluent, s’articulent, votre pensée est claire, fluide ; vous prenez des notes dans la marge. Voyez votre écriture bien formée sur la page. Écrivez encore. Une nouvelle idée, oui ! Vous arrivez bientôt au bas de la page. Bravo !

Toujours mentalement, relisez votre texte, vos notes. Y parvenez-vous ?

Prenez maintenant une feuille (ou un cahier) et recopiez, sur ce support bien matériel, les lignes que vous avez tracé sur votre support imaginaire. Il vous suffit de les lire mentalement et de les recopier physiquement, mot après mot, phrase après phrase….

 

La puissance de la visualisation

Cet exercice très simple vous montre la puissance de la visualisation. L’imagination vous permet de vous projeter dans des situations, et, finalement, d’obtenir des résultats : vous avez écrit !

Pour le cerveau humain, il y a très peu de différence entre imaginer faire quelque chose et le faire réellement. Imaginer le succès d’une action est un préalable à son succès véritable. C’est un outil puissant. Lorsque vous vous imaginer en train d’écrire, votre cerveau considère l’action comme en train de se faire. Lorsque vous vous voyez en train de vous relire, pour votre cerveau, vous vous relisez !

Imaginez vous lire la page que vous avez imaginé écrire

Cet exercice vise avant tout à rendre votre passage à l’écriture de plus en plus fluide.

Félicitez-vous de ce premier jet. Laissez-vous du temps avant de le retravailler. Veillez également à rester bienveillant envers vous et à éviter tout jugement sur la valeur de vos écrits. Vous avez tout votre temps pour peaufiner votre style !

Vous pouvez, bien entendu, vous exercer sans modération à vous voir comme un/e auteur/e prolifique ! Entraînez-vous à relire et à recopier des pages entières de votre roman imaginaire ;-)

Si cet article vous a intéressé, et si vous désirez vous essayer à d’autres pratiques d’écriture, faites-le moi savoir en postant un commentaire ci-dessous.

 Photos : Anne Demortain

 

 

 

Pourquoi les artistes sont précieux

Art et conscience… Pourquoi avoir uni ces 2 mots ?

L’art est une nécessité intérieure d’exprimer sa vision du monde, à travers le prisme de sa sensibilité.

La conscience  est la capacité à vivre en Présence ; à se sentir être à travers l’expérience.

Quand j’écris un texte de chanson, je me connecte à cette présence, cette part de moi que mon état habituel laisse souvent en friche. Mon activité artistique est une quête d’unité, un désir de pleine présence, un appel de l’au-delà, un effort vers Soi.

Parce que chaque oeuvre témoigne d’une étape de cette quête, la voie artistique est un chemin de conscience.

Capter et révéler une réalité

L’art est sacré

Je me sens parfois d’une inconsolable nostalgie de l’unité originelle et chaque chanson est un appel. Loin des chansons consommables-jetables dont nous abreuvent tant les médias, écrire est une quête, chanter un élan pour rejoindre le ciel. Tantôt léger et joyeux, tantôt fragile, tantôt souffrant, selon l’état d’âme du moment.

L’art est sacré parce qu’il ouvre un espace entre le quotidien et l’Unité. Il permet de pratiquer un chemin de retour à Soi. L’émotion artistique ressentie à l’écoute d’une musique, ou à la découverte d’une toile témoigne de nos résonances avec cet Absolu révélé dans l’oeuvre.

Et voilà pourquoi les artistes sont précieux. Ce sont des témoins d’une réalité plus vaste, des passeurs vers plus grand que soi. Ils nous éveillent, nous relient, nous unissent.

Les artistes sont précieux parce qu’ils nous ouvrent un chemin, tracent un sillon dans lequel chacun d’entre nous peut s’engager à son tour et devenir un créateur conscient de son oeuvre. Nous avons tous rêvé de réaliser notre chef-d’oeuvre : quelque chose qui nous rende amoureux, qui révèle la joie et la rayonne. C’est à cela que je vous invite, à travers ce blog : devenir artiste de votre vie : en faire une oeuvre d’art.

Faire de sa vie une oeuvre d’art

L’ambition est vaste et simple à la fois : c’est à la fois d’être présent à chaque instant de sa vie et d’ y créer la beauté (bonté, vérité) qui nous rapproche de la Beauté (Bonté, Vérité) ;-) Il me semble que tout le travail de vivre consiste à peaufiner l’ouvrage pour le rendre de plus en plus…

La recherche de l’harmonie, de la fluidité du mouvement, de l’équilibre des forces, fait de nos vies des oeuvres en mouvement, et aussi des oeuvres singulières. Chaque artiste porte son art différemment, chaque humain fait ses choix de couleurs et de formes dans la réalisation de son existence. Un style particulier pour quelqu’un d’unique… ça ressemble à de l’art…

Photos : Anne Demortain

L’été, la récré

Tout va bien… Le défi se transforme: c’est toujours l’écriture de 52 chansons en 52 semaines… simplement, la vie étant ce qu’elle est, changeante et créative, je me donne la liberté de servir les 48 chansons qui restent en une seule fois !

La rentrée d’Art et Conscience : l’Aventure d’Anne des grands chemins

Je suis arrivée à Rue, dans la Somme, il y aura une semaine demain. La Somme… pays des vacances de mon enfance. Entre les bains de mer de septembre – les meilleurs !- je fais le point sur mes différentes activités : j’écris, chante, fais des films, anime une web-télévision, des ateliers de création, dirige une école, et je voyage. C’est un peu étourdissant, je vous l’accorde… ;-) C’est aussi très grisant. Il s’agit de coordonner tout cela, et de le déployer. C’est le moment, à la rentrée !

J’ai passé le mois d’août sur les routes de France à la rencontre de… vous.

Il en ressort une série : l’Aventure d’Anne des grands chemins. Découvrez le 1er épisode dès le 7 septembre.

L’Aventure d’Anne des grands chemins

Le fil conducteur de cette série, c’est « Regardons-nous vivre ».

Une aventure contemplative pour voyageurs immobiles, un espace d’itinérance joyeuse et légère, des rencontres, du silence. Durant ces semaines, je me suis sentie libre d’aller et j’ai choisi chaque matin la route que j’empruntais. Parfois, j’étais dans la voiture, clef au contact et je me demandais : où est-ce que je vais ? Parfois, la veille, j’avais lancé quelques appels : es-tu chez toi ? Je peux m’inviter ? Et la route, finalement, en décidait. C’est ainsi que j’ai démarré, de chez Marie. Marie, vous la connaissez peut-être, vous l’avez croisée parmi les ouvriers, au premier épisode, sur les chantiers du Nouveau Monde, Et vous l’aviez rencontrée encore avant, dans le Nouveau Monde d’Anne Demortain.

C’est ma soeur et mon amie d’en haut, depuis un an qu’elle est passée dans l’invisible. Et, comme avant, je suis venue chez elle, prendre du temps pour nous retrouver – elle est très présente, par des signes, des coïncidences, des rencontres.Je sais qu’elle aurait bien voulu me suivre en tournée ; son état physique l’a permis trop peu souvent.

Aujourd’hui, c’est plus simple : elle m’accompagne chaque fois que je me connecte à elle ou qu’elle se connecte à moi. A travers l’Aventure d’Anne des grands chemins, c’est un peu aussi l’Aventure de Marie Poilâne. Chez elle, c’est devenu « les cabanes », chez Basile et Marion.

Ce premier épisode qui sort le 7 septembre, jour anniversaire de son passage, je trouve ça bien tendre, comme clin d’oeil.

Suivez la piste et vivez avec nous l’Aventure d’Anne des grands chemins

5ème chanson du défi : un texte

Pas de musique encore sur ce texte de chanson. Ce pourrait-être un défi pour un/e compositeur ;-) Qu’en pensez-vous ?

Et toujours les dessins de Christine Chambovet. Vous pouvez découvrir l’artiste en cliquant ici

Je reste

 

J’ai raccroché mes tableaux

Un à un sans exception

Retirer les journaux

autour de mes collections

Réouvert l’armoire

Défait mes valises

Vidé ma mémoire

De ce qui nous enlise

 

Refrain :

Je reste

Je ne sais pas jusqu’où

ni pourquoi mais je reste

Je reste

Je reste malgré tout

Malgré les mots funestes

Je reste

Je sais bien que c’est fou

Comme nous deux du reste

Je reste

Parce que mis bout à bout

Notre amour c’est le best

Je reste

Je reste

Je reste

Même s’il faut à genou

gravir cet Everest

 

Tant pis si c’est trop tard

Si j’ai passé les bornes

Si j’ai fait trop d’écarts

Pour que tu me pardonnes

Tant pis si tu refuses

Je ne veux pas partir

Tant pis si tu m’accuses

d’encore une fois mentir

 

Au refrain

Renoncer au savoirRenoncer au savoir

 

4ème chanson du défi « Une chanson par semaine » : Juste un chagrin d’amour

Juste un chagrin d’amour … et ça se passe de commentaires ! ;-)

 

L'as de coeurL’as de coeur

Juste un chagrin d’amour

 

Des mouchoirs en papier

Sur le sol de la chambre

Ce mois de juillet

C’est un vrai décembre

 

J’ai les joues mouillées

Les yeux dans les cendres

Recroquevillée

À descendre à descendre

 

Relire ton courrier

Vouloir me défendre

Rester réveillée

Tenter de te comprendre

 

C’est juste un chagrin d’amour

Y’en a des milliers tous les jours

 

Juste un chagrin d’amour

Y’en a des milliers tous les jours

 

Je peux bien essayer

De ne plus vivre ensemble

De me maquiller

la vie pour quelle semble

 

Le temps d’oublier

Que ça ne ressemble

À rien de balayer

Tout ce qui nous rassemble

 

Relire ton courrier

Vouloir me défendre

Rester réveillée

Tenter de te comprendre

 

C’est juste un chagrin d’amour

Y’en a des milliers tous les jours

 

Juste un chagrin d’amour

Y’en a des milliers tous les jours

 

Juste un chagrin d’amour

Y’en a des milliers tous les jours

 

Anne Demortain

Vivifier nos talents

Après bientôt 7 ans à la Grande Ourse – au Québec- le moment est venu pour moi de revenir en France. J’entends l’appel, je sens l’urgence.C’est un passage difficile car quitter la Grande Ourse, c’est quitter des gens que j’aime, un lieu magnifique, des animaux qui me sont chers, et tout un mode de vie dans lequel je me suis développée pendant tant d’années, avec bonheur souvent, portant dans le cœur un désir de vivre autrement, d’ouvrir des chemins nouveaux, dans une plus grande liberté.

L'ours et le chienL’ours et le chien

Servir ma communauté

Si je quitte la Grande Ourse, c’est pour sortir de mon isolement, me déployer et intégrer une communauté plus vaste.

Quelle est-elle donc, cette communauté ? C’est vous, artistes de tout poil, en cheminement, doutant de vous ou en pleine croissance (et souvent les deux à la fois !),  fragiles et puissants, en recherche… Vous, au début ou au sommet de votre art, conscient d’avoir quelque chose de singulier à offrir au monde, et affrontant dans la solitude les joies et les déceptions de ce sentier ardu : être créateur dans sa vie, de sa vie, en faire une œuvre, unique, harmonieuse et pleine de sens… une œuvre d’art ;-)

L'acceptationL’acceptation

Voilà plusieurs années  que mes activités convergent toutes vers cet objectif.

Les Territoires Créatifs

C’est un concept et une réalité d’exploration artistique que je vous invite à découvrir sur le site des Territoires Créatifs.  Des rencontres – de 3 jours à 3 semaines, sur des territoires géographiques bien réels, ou un ensemble de propositions , consignes, pistes vous sont proposées pour trouver et développer votre créativité et réaliser des projets artistiques. Mon objectif est de multiplier ces espaces de jeu (très joyeux, en effet) pour stimuler la

création de ceux qui veulent oser davantage.

L’école des Hauteurs

Je suis depuis 30 ans dans une démarche assidue d’écriture, qu’elle soit littéraire ou professionnelle. J’ai animé des ateliers d’écriture, j’en ai suivi, et j’ai développé des outils de formation d’auteur/e. Le cursus (de 3 mois à 3 ans) de l’école des hauteurs est conçu pour ceux qui veulent nourrir et approfondir leur relation à écriture. C’est une formation individualisée , sous forme d’échanges réguliers, de cours pratiques dans un espace réservé (sur internet), et de rencontres sur mesure.

L’avidité

L’auteure aussi

En choisissant ce défi d’écrire une chanson par semaine, j’ai voulu aussi engager l’auteure dans l’aventure. Enseignante, animatrice et, d’abord et avant tout, artiste de la parole,  mon investissement dans ce challenge me demande constance et humilité dans mon métier d’auteure-compositrice et interprète. Des qualités toujours à développer ;-)

Je suis très heureuse de relever ce défi ; c’est pour moi une belle initiation. Aussi, je vous propose, très sérieusement, de vous joindre à l’aventure en vous lançant, vous aussi, le défi d’une œuvre… qui demande de vous un engagement à votre mesure. Et, bien sûr, je vous invite à en témoigner sur ce site !!!

Première à relever le défi, Christine Chambovet se lance depuis début Juillet dans « 1 dessin par jour ». C’est un b’honneur de lui faire de la place ici pour exposer son audace et sa créativité. Vous aurez l’occasion de faire sa connaissance à travers ses oeuvres, et vous la découvrirez au fil des articles.

Au delà de la petite familleAu delà de la petite famille

Vivifier les talents

Je viens donc vous rencontrer, travailler avec vous sur vos/nos projets artistiques. Ensemble, je vous propose qu’on œuvre à la mise en valeur de nos projets, que nous développions un réseau Art et Conscience, dans lequel l’amitié et la création collaborent à l’éclosion de nos talents, de nos succès, de notre confiance en ce qui, en soi demande à s’exprimer par l’art.

Cela peut prendre toutes sortes de formes. Rester chez soi ou partir sur les routes, être un voyageur immobile ou un nomade sédentaire, l’engagement se situe dans une production authentique, issue d’une volonté de se transformer soi, et la société avec… d’agrandir notre humanité. Très attentive aux blogs et forums qui vont dans le même sens pour consolider les réseaux, je vous ferai part de mes découvertes dans ce sens.

Et vous, concrètement, comment voulez-vous participer à ce réseau ? Faites le moi savoir en laissant vos commentaires en dessous de l’article !

 Dessins : Christine Chambovet

 

Nouvelle chanson : Sortez de chez vous !

J’ai adoré me laisser porter par les paroles de cette chanson. L’idée m’est venue d’une lecture et les paroles se sont tricotées facilement autour du refrain.

Je l’imagine tube de l’été ! Elle en a la tournure et je fais le vœu qu’elle le devienne ;-) Elle aurait pu se balancer sur des rythmes antillais, mais lorsque je l’ai amenée chez mon ami Daniel Hedricks, arrangeur improvisé de cette chanson, voilà ce que ça a donné… Sortez de chez vous

Une prise, en quelques minutes, la veille de son départ pour l’Abitibi. Autant dire que c’est du brut. Avec tout le plaisir de la découverte.

Merci de tweeter, ou d’aimer (facebook) si vous avez du plaisir à l’entendre.

Avec, en prime une photo de Dan en pleine création !

Sortez de chez vous

 

Toute l’année

Dans un bureau

À l’air conditionné

Ça met le moral à zéro

 

Toute la journée

Dans mon auto

Pour finir ma tournée

Y’a de quoi devenir marteau

 

ouh… sortez de chez vous

 

Toute la semaine

Métro boulot dodo

Et quand vient le week-end

La bête est sur le dos

 

Une envie soudaine

De jouer les badauds

Aller dehors la belle aubaine

Puisqu’il fait bon puisqu’il fait beau

 

Refrain : Ouh Sortez de chez vous

Le soleil est doux

L’amour est partout

Sortez de chez vous

 

Assis aux terrasses

Les gens sont là à siroter

Dans de grands verres emplis de glace

À la santé de l’été

 

Avec eux je prends place

Et l’on se met à plaisanter

Quand on se quitte on s’embrasse

Y’en a même qui s’mettent à chanter

 

Ouh Sortez de chez vous

 

Venus de partout défilent

Des gens contents de tout quitter

De toute la ville

On entend la musique monter

 

Ils sortent pas cent et par mille

Pour la nouvelle société

Où les tâches serviles

N’ont plus droit de cité

 

Au refrain (x2)

 

Anne Demortain

Photo : Anne Demortain ©

De quels soutiens avez-vous besoin pour votre croissance artistique ?

Ce matin, j’étais dans le jardin -après toute cette pluie-, pour regarder ce qui a poussé et faire un peu de ménage. Les haricots ont beaucoup grandi.

Avez-vous déjà vu un plant de haricot de près ? Comme certaines courges grimpantes, et sûrement bien d’autres espèces,  ils développent des « tortillons » qui cherchent à s’accrocher à ce qui passe.

Prendre de l’ampleur

Mes notions de jardinage sont assez limitées et vous excuserez mon vocabulaire enfantin pour parler des « tiges volubiles ».

Elles se tendent jusqu’à ce qu’elles rencontrent un support, un fil, un quelque chose… et là, elles s’entortillent autour, formant une sorte de ressort. Elles s’accrochent et permettent à la plante de prendre de l’ampleur.

Ce matin, J’ai tendu des fils entre des bâtons pour donner une chance aux haricots d’aller vers la lumière. Ils commençaient à s’emberlificoter les uns aux autres et à s’appesantir mutuellement.

J’étais fascinée par la finesse et la -relative- solidité de ces tiges, et par l’âpreté avec laquelle les plants « veulent » pousser.

Pour nous autres, les humains, c’est un peu pareil. Nous élançons nos « tiges volubiles », pour nous élever et continuer notre croissance. Faute d’un fil tendu auquel s’accrocher, on reste au ras du sol, à s’entortiller les uns aux autres  ;-) et à étouffer dans la végétation trop dense.

Oui, direz-vous, l’image est parlante, mais les fils tendus auxquels s’agripper, dans la « vraie » vie, qu’est-ce que c’est ? Et comment les attraper ?

Trouver un support pour se développer

C’est tout ce qui nous soutient dans nos projets. Des encouragements, des formations, des liens, des conseils. Ce sont toutes les réponses à nos besoins de prendre place, force et ampleur.

Des supports, quand on est artiste, c’est quelquefois difficile à trouver. La création demande du temps, de la concentration, de la solitude. Pour ma part, si je peux explorer des pistes de travail en groupe, j’ai toujours besoin, par la suite, d’y retourner toute seule, pour plonger en dedans et faire monter la sève.

Cette nécessaire intériorité m’isole  et j’ai besoin, comme mes plants de haricots…de trouver l’espace et la lumière au-delà de mon espace habituel.

Ce blog existe pour cela : vous offrir un soutien, un accompagnement sur le chemin, tantôt joyeux et facile, tantôt ardu, de votre création.Vous apporter une structure,  et tisser des fils entre nous comme entre des plants de haricots, pour nous donner accès à un espace où nos fruits pourront mûrir : au soleil !

Alors, parlons-en ensemble. Si mon histoire de haricot fait du sens dans votre vie, prenez quelques minutes pour laisser un commentaire ci-dessous et indiquez-moi de quels soutiens vous avez besoin dans votre développement artistique. Je serai heureuse d’y répondre dans un prochain article !

 Photos : Jill Clardy

Ilja Klutman